Introduire Une Conclusion Dans Une Dissertation Defense

Pour faire une bonne dissertation, pas de recette miracle ! Cependant, voici des pistes qui pourront vous aider à bien organiser votre devoir et à obtenir de bonnes notes. Cette méthodologie s’applique pour tout type de dissertation.


Tout commence par le brainstorming

Dans un premier temps il est important de bien comprendre le sujet. Pour cela, il faut le lire une première fois et faire un brainstorming. C'est-à-dire qu’il faut, sur une feuille, jeter toutes les idées qui vous viennent à l’esprit. Citations, ouvrages, références, idées, questions, etc. Même de simples mots vous seront utiles et surtout obligatoires pour faire les étapes suivantes. Cette étape, même si elle vous parait futile, est très utile.

Vous découvrez ainsi le sujet et savez déjà comment vous orienter, quelles seront les probables difficultés que vous allez rencontrer et cela vous dira même comment y faire face. N’hésitez pas à remplir des pages et des pages. Il s’agit de la partie la plus difficile, mais aussi celle qui vous fait rentrer directement dans le sujet. Vous pouvez prendre une heure à peu près. Evidemment vous ne retiendrez que les idées qui collent au sujet. Pour cela, listez chaque mot du sujet par exemple, et rapportez y chacune de vos idées.

 

Construire le plan

Une fois cette liste faite, tentez de trouver une problématique en rapport direct avec votre sujet. Définissez également quels vont être les enjeux de votre sujet. Gardez les plus pertinents pour votre développement et pour vous-même, tentez de cerner quels vont être les pièges à éviter à tout prix.

Faites ensuite votre plan. En deux parties de préférence mais si vous préférez le faire en trois parties, vous ne serez pas sanctionnés bien évidemment. Le but étant de faire un plan qui vous correspond le mieux, qui soit clair et surtout logique.

Dans la première partie vous ferez un état des lieux, un descriptif historique ou sociologique par exemple. Puis, toujours de manière descriptive, vous cernerez votre sujet en apportant des éléments « de vérité générale ». A partir de cette approche, vous devez définir parfaitement un problème, une contradiction, un état de crise, etc. soulevés par votre sujet.

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Dans la seconde partie, vous analyserez en profondeur les causes et les conséquences, les effets etc. Vous pourrez y apporter des solutions concrètes. Montrez l’évolution du problème étudié. Votre plan doit bouger. Votre argumentation doit être progressive et logique mais surtout pas stagnante. Surtout ne faite pas une dissertation entièrement descriptive ; vous risquerez de tomber très vite fait dans le hors sujet et là, la sanction serait terrible.

 

Préparer l’introduction... et la conclusion

En ce qui concerne l’introduction et la conclusion, rédigez-les à l’avance sur une feuille de brouillon. Relisez-les souvent pour vous assurer que vous répondez bien au sujet tout au long de votre analyse et surtout que cela colle parfaitement avec l’intro et la conclusion qui sont très importantes dans un devoir de ce type.

Avant de les rédiger, il faut que votre plan soit parfaitement construit, pour être sûr de reprendre chacun des éléments que vous aborderez par la suite. Les correcteurs affirment que l’introduction est "un contrat de lecture" passé entre le lecteur et l’écrivain. Il s’agit d’une  « mise en bouche » qui laissera dans la tête du correcteur, un préjugé énorme. Et celui-ci sera difficile à sortir de sa tête, donc misez tout sur le début de votre devoir. Consacrez-y une bonne page voire une page et demie.

➜ Voir le dossier Méthodologie : réussir vos études haut la main

La conclusion en revanche doit être plus brève. Elle est le point final de votre devoir et il est donc inutile de reprendre point par point tout ce qui a été dit. En revanche elle est presque aussi importante que l’introduction, donc ne la bâclez pas non plus. En guise d’ouverture, ne posez pas une question très vaste ; on penserait que vous n’avez pas compris le sujet car alors comment serait-il possible de laisser en suspens une question si importante en rapport avec votre sujet ? Enfin, rédigez-la dès le début de votre devoir. Vous saurez ainsi, tout au long de votre rédaction, si vous êtes dans le bon ton ou si vous commencer à faire du hors sujet.

 

Rédiger l'ensemble du devoir

En ce qui concerne la dernière étape, celle de la rédaction du devoir entier, cela ne devient plus qu’une "formalité". Votre plan, votre problématique ainsi que votre introduction et conclusion sont déjà rédigées, il ne vous reste plus qu’à compléter en ajoutant des citations, des idées, des arguments, des exemples, etc.

Cependant, ne vous relâchez pas pour autant ; restez concentré tout au long de votre rédaction, cela vous évitera de vous égarer et surtout gardez un bon niveau d’écriture et de langue. Faites des phrases courtes, claires et lisibles en évitant de plomber votre devoir avec des tournures trop superficielles. La simplicité est toujours la meilleure des techniques.

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Que doit-il y avoir dans une conclusion ?

Il existe deux approches :

  1. faire une conclusion brève. C’est possible si vous avez bien étoffé l’introduction.
  2. faire une conclusion longue. C’est nécessaire si vous avez fait une introduction très rapide (ce que je déconseille) où la problématisation est superficielle.
    Par exemple, certaines méthodes, si elles conseillent une brève introduction, recommandent d’étoffer raisonnablement la conclusion pour montrer comment la thèse construite par l’auteur résout tous les problèmes que soulèvent le sujet.

Il nous semble, quant à nous, que si l’introduction doit être soigneusement déployée (pour éviter le hors sujet), la conclusion peut être allégée. En effet, la conclusion doit permettre au correcteur de repérer des structures logiques de la démonstration et la réponse au sujet. Si la problématisation a été développée en introduction et que le plan a été annoncé, le refaire en conclusion peut s’avérer fastidieux. Le raisonnement s’achève avec la troisième partie : il doit avoir abouti à un choix philosophique entièrement justifié qui constitue une réponse au sujet, et qui permet de résoudre tous les problèmes soulevés dans la problématisation.

Il serait alors bien superflu de recommencer la dissertation en conclusion, qui ne doit être qu’une confirmation épurée d’un résultat déjà prouvé. Il n’y a pas lieu d’y présenter un nouvel argument.

Le style de la conclusion doit être particulièrement soigné, elle doit faire un rapide bilan du développement, et se terminer sur un jugement d’ensemble qui reformule la prise de position claire de l’auteur. Elle doit être précise, bien écrite et légère. Comme l’introduction (où le lecteur, le correcteur, prenait contact avec le rédacteur dans une écriture littérairement travaillée), la conclusion doit porter la marque de l’auteur : la dernière impression doit nettement dégager le style, l’originalité et la pensée de l’auteur de la dissertation. Elle doit permettre de souligner les idées fortes du raisonnement et montrer que vous maîtrisez votre sujet.

Elle se compose d’un ou de deux paragraphes comportant chacun un alinéa de trois carreaux.

  1. Paragraphe 1 : Le rappel de ce qui a permis d’établir une réponse et en quoi cette réponse permet de résoudre les difficultés soulevées dans la problématisation. Cette reprise n’est pas un résumé simple. Elle doit souligner l’intérêt philosophique de la question posée ou du texte, et ce que cela permet de préciser. Il est alors possible de rapprocher la question ou le texte d’un auteur de culture générale : ce que dit un peintre dans un sujet sur l’art, ce que fait un savant dans un sujet sur la science …
  2. paragraphe 2 : la réponse à la question posée par le texte ou au sujet de dissertation.

Elle ne doit pas se répéter avec la fin de la troisième partie.

Boite à outils

A éviter :
Il faut éviter trois choses pour la rédiger :

  1. placer une citation en toute dernière ligne, car c’est vous qui devez avoir “le dernier mot”.
  2. Rédiger un travail descriptif (dans un premier temps, nous avons vu que…) Très maladroit et fastidieux ou interrogatif : ce n’est plus le temps des questions, mais des réponses.
  3. Il ne faut pas <

Pour rédiger la conclusion, vous pouvez utiliser les formules suivantes

Si, tout d’abord, ... a bien pu apparaitre comme un signe de... et comme une preuve de... il est désormais manifeste que cela ne doit en rien nous incliner à...
... loin d’être... doit-être pensé désormais en terme de...
Quant à ... il doit ressortir de... qui témoigne de...



Nous avons appris que...
Ainsi...


Une pratique de... n’a donc de sens réel que par... Cette pratique entraîne... Mais aussi elle...
Que soit compatibles tous les... c’est-ce qui peut nous inciter à...


Il est évident que... et l’on voit mal ce que... pourrait signifier dans le domaine de...
C’est vraiment dans... que l’idée de... a une signification. Mais nous savons aujourd’hui que si... cela signifie pas pour autant que...


Le beau est-il ce qui plaît ?

Nous avons cherché s’il pouvait y avoir adéquation entre le sentiment esthétique, et l’expérience du plaisir dont la cause se trouve dans un objet extérieur. Nous avons remarqué que la sensibilité à la beauté était toujours accompagnée d’un certain plaisir, mais que tout plaisir ne renvoie pas nécessairement à une appréciation de la beauté. En effet, nous nous sommes aperçu avec Kant que le plaisir esthétique avait pour paradoxale spécificité d’être “désintéressé”, et devait être strictement distingué par là du plaisir empirique simplement agréable. En sorte que l’identification du beau à “ce qui plaît” ne suffit pas à rendre compte de l’essence même de la beauté.

Ce plaisir, qui ne manque pas d’accompagner la contemplation de la beauté pure des œuvres d’art, est l’indice d’une vérité qui se trouve comme acheminée dans l’expérience même. Ainsi Cézanne avait-il raison d’écrire : “je vous dois la vérité en peinture…”, et Bachelard de remarquer que l’on regarde différemment la Sainte Victoire depuis que Cézanne l’a peinte. Le beau dans l’art humain n’est pas réductible à une expérience psycho-sensorielle de plaisir, mais il est l’expression et la manifestation d’une vérité, dans sa forme la plus immédiate. L’activité de l’artiste, en produisant la beauté, érige l’œuvre dans un sens qui dépasse donc radicalement ce qui est éprouvé d’abord dans l’expérience.

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